Ça ne change pas le monde, sauf que…

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Depuis le début de mon aventure professionnelle en photo, je me suis fixé deux objectifs :

  1. peu importe mon chiffre d’affaire, de toujours faire les choses dans les règles de l’art, y compris ne pas travailler au noir. Si je veux jouer dans la ‘cour des grands’ et me considérer comme une pro, je dois avoir des standards de pro.
  2. rendre mon entreprise autofinancée, et ne pas avoir de dettes. Si mon entreprise n’est pas financièrement viable, ce n’est pas une entreprise, c’est un hobby.

Ça veut dire qu’avant de m’acheter une nouvelle pièce d’équipement, j’y pense à trois fois plutôt qu’une. Mais là, j’ai fait le saut, et j’ai finalement upgradé mon boîtier d’appareil qui datait du tout début de mon aventure photo professionnelle. Mon fidèle 60D deviendra maintenant le « sidekick » d’un rutillant Mark III (et mon vieux Rebel, mon premier reflex numérique, prendra sa retraite)

Qu’est-ce que ça change pour mes clients? D’abord, une plus haute résolution (amenez-en des mégas agrandissements!).

Mais surtout, une plus grande versatilité dans les photos, et une meilleure performance en basse lumière. Le Mark III est un appareil full-frame, donc les murs de mon studio viennent soudainement de reculer de quelques pieds (à objectif égal, un appareil full-frame permet un plus grand angle de vue). Bref, un peu plus de puissance entre mes mains pour un peu plus de qualité pour vous.

Parce qu’on a beau dire que ce n’est pas le matériel qui fait le photographe…


Comparaison côte à côte de deux photos prises avec les mêmes paramètres (4000 ISO, 1.4 F, 1/40 s) dans une lumière atroce. Avec le Mark III, à gauche, les couleurs sont plus vibrantes, plus fidèles, et surtout il y a beaucoup moins de grain.
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Et non, l’image du haut n’est pas tout à fait au focus. Ce n’est pas non plus une grande photo. À 1.4 F, difficile d’avoir les deux filles au focus en même temps si elles ne sont pas exactement dans le même plan. Et la première chose que de je dois faire, c’est activer le ‘back button focus’ et retrouver mes réflexes de mise au point!

Une séance d’allaitement toute en sourires

Nous nous sommes rencontrés dans un petit café de Verdun, avant même l’ouverture, pour une petite séance de photos d’allaitement (parce que des séances d’allaitement dehors en mars… brrrr!) . Malgré leurs innombrables nuits d’insomnie, son petit bonhomme de presque un an et elle étaient tous sourires. Il est à croquer! Et j’adore comment, bien qu’on ne « voie » rien, toute la complicité de l’allaitement est là, dans ce petit corps blotti qui s’abandonne, la main sur le sein. De quoi me rendre bien nostalgique…web-20160324-1 web-20160324-2 web-20160324-3

‘Lifestyle’ avec inspiration photo-journalistique… ça mange quoi en hiver?

Mon mari est un gros nerd de musique, du genre qui décrit ses nouveaux albums (oui, il achète encore des albums… c’est ce genre de nerd là) avec des noms de styles tellement farfelus que je me demande parfois s’il ne les invente pas au fur et à mesure (du ‘freak folk islandais’? Vraiment?).

Mais en photo… c’est pas mal la même chose. Il y a cinquante ans, on trouvait des photographes… aujourd’hui, il y a des ‘photographe studio en lumière naturelle’, des ‘photographes lifestyle en extérieur’ et il y a certainement de quoi s’y perdre.

La photo studio, ok, on sait à quoi s’attendre. La qualité et le prix varient du très bas de gamme (pensez ‘photo d’école’) au très haut de gamme, mais il y aura un fond de scène, un système d’éclairage contrôlé, et des sujets qui sourient tous ensemble à la caméra.

La photo lifestyle, c’est ce que j’appelle ‘la vraie vie… améliorée’. L’émotion est authentique, mais on modifie l’environnement pour obtenir une photo plus soignée. Ça peut être d’orienter ses sujets pour avoir un éclairage plus flatteur, ou interagir avec un bambin pour le faire rire aux éclats. Il y a un peu d’artifice, mais rien qui n’aurait pas pu se produire naturellement si on avait été assez chanceux et patient.

Le photo-journalisme, c’est photographier ce qui est là sans aucune intéraction du photographe avec l’environnement ou l’éclairage. On prend les familles exactement comme elles sont, jouets éparpillés en arrière-plan et binettes sales incluses. C’est un créneau  beaucoup plus rare en photographie commerciale, mais qui m’attire de plus en plus.

Personnellement, je joue entre le lifestyle et le photo-journalisme. Les puristes de photo-journalisme crieraient à la tricherie parce que je vais, par exemple, ouvrir les rideaux pour obtenir un meilleur éclairage, ou donner une pichenette au hasard pour aller chercher l’émotion que je veux. Mais, et surtout quand je photographie des bambins ou des enfants d’âge préscolaire, je laisse toujours une grande place à la spontanéité et l’imperfection.

Prenons ces deux photos: la première est solidement dans le camp ‘lifestyle’. Ma fille avait reçu une jolie tuque pour Noël et j’ai délibérément sorti mon appareil photo ce jour là en me disant que j’essayerais de faire un beau portrait. On a joué ensemble au parc, puis je lui ai proposé de prendre quelques photos. Au début, ses sourires étaient figés, mais en jasant, en faisant quelques folies… j’ai fait ressortir son vrai sourire.  La seconde, c’est plus proche du photo-journalisme. Nous étions dans le bus et, voyant que la lumière était belle, j’ai sorti mon appareil photo et j’ai croqué cette image touchante.

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Si je me fie à mon expérience personnelle, la photo ‘lifestyle’ est celle qui obtient le plus de ‘j’aime’ sur Facebook (et celle qui se vend souvent le mieux, surtout auprès des grand-parents). Mais la photo journalistique est celle qui me hante encore des mois plus tard, et que je voudrai mettre dans notre album annuel.

Mais bien sûr, tout n’est pas noir ou blanc. Certains sujets, comme la photo maternité, se portent plus à une photo plus travaillée, où on contrôle plus la pose pour obtenir une belle silhouette et aussi mettre la future maman à l’aise (paradoxalement… une pose plus dirigée = sujet plus à l’aise ). D’autres sujets – un bambin en plein terrible deux, disons – vont beaucoup mieux fonctionner avec une approche plus naturelle. J’essaie toujours de faire une balance entre photos plus formelles et photos plus spontanées pour donner à mes clients des options pour leurs différents besoins. Maisj’ai aussi besoin de savoir ce qui vous attire dans ma photo, et de quel côté du spectre vous vous trouvez.

 

Séance familiale sur les berges du fleuve en hiver – parce qu’on n’a pas froid aux yeux

Ce n’est pas parce que c’est l’hiver que je cesse de faire des séances photo en extérieur. La lumière est exceptionnelle, le décor naturellement épuré, et le sol tout entier est un immense réflecteur blanc qui rend magnifiquement l’étincelle dans les yeux de mes sujets.

Ok, pour un nouveau-né, les intérieurs restent de mise. Mais pour des enfants un peu plus vieux, c’est le prétexte idéal pour lancer de la neige, grimper aux arbres (ça fait moins mal si on tombe) et boire un chocolat chaud sur le bord du fleuve… Résultat? Une belle mini-séance familiale, avec des enfants croqués à leur naturel, et beaucoup de plaisir pour tout le monde.

 

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Bonne St-Valentin

Trop de ‘props’ cute sur un nouveau-né, je trouve ça… bof. Certains photographes en ont fait leur signature et le font à merveille, mais ce n’est pas mon style.

Mais quand, du haut de ses quatre ans et demi, ma grande a décidé de faire un photo-shoot de la St-Valentin, je ne pouvais pas dire non. Le choix des poses est le sien, et ça ça parle à ma philosophie et mon style ‘lifestyle’! Un jour elle ne voudra plus se déguiser pour prendre des photos avec maman… alors on en profite!

 

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Sarah

La petite Sarah est une vraie combattante. Souffrant du syndrôme VACTERL, un ensemble de malformations congénitales touchant plusieurs organes et membres du corps, elle est passée dans sa première année de vie au travers de plus d’interventions médicales que ce que la plupart de nous auront à subir dans toute notre vie. Elle est suivie de près par une armée de médecins spécialistes, et enveloppée d’amour par deux parents qui ont à coeur de lui donner, malgré tout celà, une petite enfance normale avec les mêmes chances que n’importe quel enfant.

Ça été mon grand honneur de photographier leur fille, dans le cadre de ma série de photos offertes aux parents d’enfants malades, et je ne peux que rester humble devant la résilience de cette famille, et la force de caractère de cette petite puce. Quel sourire coquin!

Pour en savoir plus sur le syndrome VACTERL et l’atrésie de l’oesophage.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Syndrome_de_VACTERL
http://www.aqao.org/

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Raphaël et Héloïse

Un autre « ancien », le petit Raphaël est devenu grand.

C’est maintenant un petit mousse qui grimpe partout, pourchasse les « méchants », défend farouchement sa petite sœur et surtout… refuse de faire des risettes à la caméra ;) C’est donc une séance plus photojournalistique que posée qui s’est improvisée (ce sont les plus amusantes!), pour capturer cette petite famille en toute simplicité avant l’arrivée de l’hiver.

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Une petite séance urbaine avec ma grande

Parmi les premiers mots de ma grande, il y a eu « borne fontaine », « lampadaire » et « strapontin ». Elle a appris son alphabet en lisant les plaques d’immatriculation, et ses chiffres sur les panneaux d’autobus. Elle est une véritable petite fille urbaine, qui adore prendre le métro ou arpenter les ruelles de notre quartier. Avec son imperméable rose et ses souliers de course fleuris, voici ma petite aventurière-princesse du haut de ses quatre ans.
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Où faire finir vos photos?

Une question qu’on me pose fréquemment, c’est où aller pour obtenir des impressions de qualité.

Évidemment, pour des photos économiques, par exemple les photos que votre enfant collera sur son casier au service de garde, les grandes chaînes font un travail honnête. Je suis peut-être une snob de photo, mais ça ne m’empêche pas d’utiliser les services du Jean-Coutu pour le côté pratique et économique. Mais pour des photos que vous souhaitez archiver, ou que vous voulez afficher sur vos murs, mieux vaut faire appel à des pros. C’est somme toute très économique (vous n’en ferez pas finir des centaines après tout!)

À Montréal, je peux vous recommander deux laboratoires: Lozeau et PhotoService. Les deux offrent un service soigné, et des photos qui garderont leur beauté pendant longtemps. Dans les deux cas, on peut envoyer les photos à imprimer en ligne, et passer récupérer sa commande en magasin.

Pour la création de livres photos, j’ai personnellement utilisé le service Blurb à plusieurs reprises. Bonne qualité, beaucoup de flexibilité dans les formats et les options d’impression (qualité du papier, type de couverture, etc.) et prix raisonnable.

Avez-vous d’autres coups de coeur pour la finition de photos?